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Les nouvelles lois sur la protection animale en 2024 : ce qui change

Par Maxime
5 minutes

2024 : une année charnière pour la protection animale


La question du bien-être animal se trouve au cœur de nombreux débats depuis plusieurs années en France. Ce mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur, au point d’avoir abouti, en 2024, à une nouvelle vague de lois et décrets qui viennent redessiner le quotidien des propriétaires, des éleveurs, mais aussi des professionnels du secteur. Qu’il s’agisse de nos chiens et chats de compagnie, des animaux de ferme ou des NAC, le cadre légal évolue : tour d’horizon pédagogique, clair et pratique de ce qui change concrètement en 2024.


Renforcement de la lutte contre l’abandon des animaux de compagnie


En France, 2024 marque une intensification de la lutte contre l’abandon, reconnu désormais comme un fléau national. Plusieurs mesures sont venues compléter la loi déjà existante :

  • Procédure d’adoption renforcée : Tout particulier désireux d’adopter un chien ou un chat doit désormais signer un "certificat d’engagement", attestant avoir conscience des besoins, contraintes et responsabilités liées à l’animal.
  • Sensibilisation avant adoption : Un entretien préalable, assuré par un professionnel agréé ou une association reconnue, devient obligatoire. Il vise à informer sur l’alimentation, les soins, les obligations légales (identification, vaccins) et les frais estimés à long terme.
  • Allongement du délai de cession : Il est désormais interdit de donner ou vendre un animal de compagnie avant 8 semaines révolues (contre 7 auparavant), afin d’éviter les séparations trop précoces.

Maltraitance : sanctions alourdies et nouvelle définition légale


La définition de la maltraitance animale a été précisée en 2024 afin de mieux protéger les animaux de toutes espèces :

  • Actes de cruauté et négligences élevées au rang de délit : La loi prévoit désormais des peines pouvant atteindre 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende pour actes de cruauté, et 3 ans/45 000 € pour les négligences graves.
  • Liste élargie des comportements prohibés : L’absence de soins vétérinaires, le manque d’eau ou d’abri, la privation d’exercice ou de contact social chez les animaux sociaux (chiens, cochons d’Inde…) sont désormais explicitement qualifiés de maltraitance.
  • Création du "signalement citoyen" : Les particuliers peuvent plus facilement signaler une suspicion de maltraitance animale, via une plate-forme numérique nationale reliée aux autorités compétentes. Les enquêtes prioritaires sont alors menées sous 72 h.

Encadrement accru de l’élevage et de la vente d’animaux


La réglementation autour des élevages, animaleries et ventes en ligne connaît en 2024 un tour de vis majeur :

  • Licence obligatoire dès le premier animal vendu : Toute cession, même occasionnelle ou via Internet, exige l’obtention d’un numéro de licence délivré par la DDPP (Direction départementale de la protection des populations). Un contrôle périodique de l’état sanitaire et du bien-être des animaux est prévu.
  • Fin des stands d’animaux en supermarchés et foires : Pour garantir le suivi post-vente et le bien-être des animaux, la vente d’animaux hors structure professionnelle agréée est désormais totalement interdite.
  • Obligation de transparence : Toute annonce de vente doit mentionner l’âge, le numéro d’identification, la race/espèce précise, les conditions envisagées d’élevage et les coordonnées du professionnel responsable.
  • Éducation à la protection animale dans les écoles : De nouveaux modules pédagogiques deviennent obligatoires dès le primaire, pour développer la connaissance et le respect de l’animal dans la société.

Focus NAC : des espèces désormais interdites ou mieux encadrées


L’accueil des nouveaux animaux de compagnie (NAC) ne cesse de croître, mais certaines espèces posaient des problèmes éthiques, sanitaires ou de sécurité. En 2024 :

  • Liste noire élargie : La détention de certaines espèces sauvages (singes, grands félins, crocodiliens…) est désormais strictement interdite aux particuliers, même en captivité.
  • Déclaration obligatoire : Pour les espèces exotiques autorisées (serpents, perroquets, furets...), une déclaration auprès des autorités reste impérative, avec renouvellement annuel et attestations de bon environnement.
  • Sanctions pour importation illégale : Toute infraction est passible en 2024 de 3 ans de prison et 100 000 € d’amende pour importation, détention ou cession illicite.

Nouveautés sur la stérilisation et l’identification


Pour lutter contre la surpopulation, la stérilisation est désormais fortement encouragée, voire rendue obligatoire dans certains cas :

  • Chats domestiques : Les communes peuvent imposer la stérilisation des chats errants et, sous conditions, des chats domestiques non destinés à la reproduction. Des campagnes de stérilisation subventionnées sont lancées dans les zones urbaines et rurales sensibles.
  • Identification obligatoire généralisée : Chiens, chats, furets : l’enregistrement I-CAD avant la cession ou l’adoption est strictement contrôlé.
  • Amendes rehaussées en cas d’identification non conforme : Jusqu’à 2 500 € d’amende pour l’absence de puce ou tatouage, dès l’âge de 4 mois.

Changements dans l’accueil et l’hébergement des animaux


2024 consacre également de nouvelles normes pour l’hébergement, aussi bien à domicile qu’en pension ou en élevage.

  • Espaces minimaux et accès au plein air : Des surfaces planchers minimales, des temps de sortie journaliers et des enrichissements environnementaux (jeux, stimulations sensorielles) sont désormais obligatoires selon l’espèce et la taille.
  • Banissement des cages à vie : Il est désormais interdit de maintenir un animal en cage permanente sauf motif thérapeutique ou vétérinaire strict.
  • Protection contre la chaleur et le froid : Les hébergements doivent garantir la protection contre les aléas climatiques extrêmes, particulièrement en été ou vague de froid, sous peine de sanctions.

Renforcement des contrôles et nouveaux outils digitaux


Pour appliquer ces lois, l’État mise sur une amélioration des outils de contrôle :

  • Contrôles aléatoires : Les services vétérinaires départementaux procèdent à plus de visites surprises, notamment chez les éleveurs et pet-sitters professionnels.
  • Plate-forme “protection animale” : Lancement d’une application mobile et d’un portail national pour centraliser tous les signalements, questions et demandes des citoyens.
  • Formation obligatoire : Tout professionnel en contact avec les animaux (vendeur, éducateur, toiletteur, transporteur) doit, d’ici fin 2024, réussir une formation reconduite tous les 3 ans sur le bien-être animal.

Impacts pour les propriétaires : ce qui change concrètement au quotidien


Pour les particuliers, ces évolutions se concrétisent au jour le jour :

  • Avant toute adoption, préparation obligatoire (attestation à conserver, entretien de sensibilisation).
  • En cas de voyage, attention à respecter la nouvelle réglementation selon la destination, l’espèce et l’âge de l’animal.
  • En cas de suspicion de maltraitance, simplification du parcours de signalement et intervention plus rapide des autorités.
  • Besoins de mise à jour des données dans la base I-CAD à chaque changement de propriétaire ou de domicile.
  • En pension ou pet-sitting, vérification du respect des nouveaux standards d’hébergement et de détente.

Outils téléchargeables et supports pratiques sur PassionAnimaux.com


  • Guide complet “Lois 2024 animaux de compagnie : les points clés pour particuliers et professionnels”
  • Checklist d’adoption responsable à imprimer
  • Affiche de prévention contre l’abandon
  • FAQ sur les démarches d’identification et la stérilisation
  • Retours d’expériences d’internautes confrontés à la nouvelle organisation des adoptions ou aux signalements

L’avis PassionAnimaux.com : plus de droits pour l’animal, plus de devoirs pour l’humain

En 2024, la France se rapproche du modèle des pays scandinaves ou anglo-saxons quant au respect et à la protection des animaux. Si ces lois imposent davantage de rigueur pour les propriétaires, elles traduisent aussi une volonté forte de responsabilisation et d’accompagnement pour que la vie avec son animal soit synonyme d’épanouissement — et non de contrainte. Les sanctions sont plus lourdes, mais elles vont de pair avec des moyens de prévention, d’information et de soutien progressivement renforcés.
En gardant à l’esprit qu’un animal n’est ni un objet ni un simple « compagnon », mais un être sensible, chaque citoyen détient désormais, plus que jamais, un rôle à jouer pour bâtir une société plus respectueuse du vivant. Retrouvez les ressources pratiques, les textes mis à jour et les témoignages sur passionanimaux.com, rubrique Guides pratiques ou Actualités.

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