Comprendre les maladies parasitaires chez nos compagnons
Les maladies parasitaires font partie des risques majeurs qui menacent la santé des animaux domestiques, qu’il s’agisse de chiens, chats ou nouveaux animaux de compagnie (NAC). Ces maladies, provoquées par différents types de parasites, peuvent avoir des conséquences sérieuses sur leur bien-être et, dans certains cas, être transmissibles à l’humain (on parle alors de zoonoses). Il est donc essentiel de connaître les principaux types de parasites, d’anticiper leur apparition et d’adopter les bonnes pratiques de prévention et de soins.
Reconnaître les principaux parasites : internes et externes
Les parasites se classent en deux grandes catégories :
- Parasites externes : puces, tiques, poux, aoûtats, acariens responsables de la gale ou de la démodécie. Ils se logent sur ou dans la peau, provoquant démangeaisons, inflammations voire maladies plus graves.
- Parasites internes : vers (ascaris, ankylostomes, cestodes), protozoaires comme la giardia, coccidies, ou encore le fameux toxoplasma chez le chat. Ils vivent dans le tube digestif ou parfois dans d’autres organes et altèrent la santé générale.
Comprendre ces différences aide à cibler les symptômes, adopter les gestes de prévention adaptés et opter pour des traitements spécifiques.
Facteurs de risque et moments critiques
Tout animal peut être exposé aux parasites, mais certains contextes augmentent le risque :
- Sorties fréquentes en milieu naturel (parcs, forêts, jardins non protégés)
- Vivre en collectivité (établissements, pensions, refuges)
- Présence d’enfants en bas âge ou de personnes immunodéprimées au foyer
- Voyages ou déménagements : changement de région, découverte de nouveaux foyers parasitaires
- Absence ou oubli de prévention régulière, surtout chez les animaux d’intérieur parfois considérés, à tort, « peu exposés »
Signes d’alerte qui doivent inciter à consulter
- Prurit intense (démangeaisons, grattage à répétition)
- Rougeurs, plaques, croûtes, pelade sur la peau ou coulis à la base de la queue
- Abattement, amaigrissement, ventre gonflé chez le jeune animal
- Appétit variable, vomissements, diarrhées chroniques
- Apparition de grains de riz dans les selles (segment de ténia) ou de vers visibles dans les selles/vomissements
- Tiques accrochées, parfois difficiles à repérer sous le pelage
Chaque animal a sa façon de réagir : certains restent très discrets et il faut parfois un examen attentif pour mettre en évidence la présence de parasites externes ou internes.
Les grands principes de la prévention parasitaire
Une prévention rigoureuse constitue la clé pour éloigner la majorité des problèmes liés aux parasites. Voici les grands piliers à mettre en place :
- Traitements préventifs externes : pipettes, colliers, sprays ou comprimés actifs contre les puces, tiques et parfois moustiques (vecteurs de maladies comme la leishmaniose ou dirofilariose). À adapter au mode de vie et selon les saisons.
- Vermifugation régulière : tous les 1 à 3 mois selon l’âge de l’animal, sa sortie, et la région. Les chiots/chatons doivent bénéficier d’une vermifugation intensive les premiers mois, car leur immunité n’est pas encore acquise.
- Hygiène de l’environnement : aspirer et laver paniers, tapis, coussins. La majorité du cycle de la puce s’effectue dans l’environnement !
- Contrôles vétérinaires réguliers : ils permettent de dépister précocement toute infestation et d’adapter les traitements préventifs ou curatifs.
- Sensibilisation de la famille : lavage des mains après contact, surtout chez les enfants, et prévention de l’auto-infestation par l’homme (ex. : toxocarose chez les enfants en bas âge).
Outils de dépistage et diagnostic vétérinaire
- Examen microscopique des selles (coprologie) : pour détecter la présence d’œufs ou de larves de parasites intestinaux. Cette analyse est simple et rapide, et recommandée en cas de suspicion prolongée.
- Test sanguin (sérologie) : utile pour certaines maladies parasitaires transmises par des vecteurs (maladie de Lyme, leishmaniose, dirofilariose canine…)
- Dermatoscopie/cytologie pour les parasites externes invisibles à l’œil nu (gale, démodécie)
- Observation directe : poils, oreilles, coussinets, selles, toute anomalie doit être examinée de près.
Le vétérinaire est l’interlocuteur privilégié : il guide le choix des examens et adapte les traitements à chaque animal.
Stratégies de traitement : individualiser pour mieux agir
En cas d’infestation avérée, le protocole sera adapté selon le parasite en cause, l’âge, l’état de santé et les antécédents de l’animal.
- Pour les parasites externes : éliminer les adultes, mais aussi traiter l’environnement (puces), retirer délicatement les tiques avec un crochet adapté, parfois utiliser des bains médicaux sous contrôle vétérinaire.
- Pour les parasites internes : administrer un vermifuge adapté, souvent à renouveler selon un calendrier précis pour casser le cycle parasitaire. Vérifier si des cas humains sont à craindre dans la famille (notamment pour les vers ronds/plathelminthes chez l’enfant).
- Traitement des complications : parfois antibiotiques, soins locaux, apport de compléments pour soutenir le système immunitaire ou la récupération digestive.
Aucun traitement « universel » n’existe : chaque parasite, chaque animal, chaque environnement requiert une attention individualisée.
Nouveaux défis et évolutions : résistance, nouveaux parasites
- Résistance aux traitements : l’usage massif et parfois inadapté de certains antiparasitaires a favorisé l’apparition de résistances. Le vétérinaire saura alterner ou combiner plusieurs molécules si besoin.
- Migrations et réchauffement climatique : de nouveaux parasites (tiques du Sud, moustiques porteurs de maladies tropicales) arrivent en France et modifient le calendrier annuel de prévention.
- Émergence de zoonoses : la mobilisation de tous (propriétaires, vétérinaires, pouvoirs publics) est indispensable.
Témoignages : expériences de terrain
Joris, propriétaire de deux chiens en zone semi-rurale : « Après une balade en forêt, j’ai découvert une tique sur le museau de Samba. Grâce à la pince à tique et un suivi régulier, on a évité toute complication, mais depuis je traite systématiquement à la sortie de l’hiver et je surveille après chaque promenade. »
Mathilde, adoptante d’un chat d’appartement : « Je croyais que les puces n’étaient un problème que pour les chats qui sortent. Mais après un déménagement, mon chat a commencé à se gratter puis des petits points noirs sont apparus dans son pelage. Un traitement complet et l’aspirateur partout ont réglé le souci, mais maintenant, prévention même en appartement ! »
Questions courantes autour des parasites animaux
- Mon animal peut-il transmettre des parasites à ma famille ?
Oui, pour certains vers intestinaux (notamment ascaris et échinocoques), la vigilance s’impose surtout pour les enfants et femmes enceintes. - Dois-je traiter mon animal toute l’année ?
Oui, en adaptant les traitements au risque saisonnier et à l’environnement : certaines régions justifient un traitement hivernal continu, d’autres peuvent être ciblées sur le printemps et l’été. - Un animal « d’intérieur » doit-il être traité ?
Oui, car parasites et œufs peuvent être rapportés de l’extérieur par les humains, dans les chaussures, paniers, courses… - Les vermifuges en vente libre sont-ils suffisants ?
Ils restent utiles mais un avis vétérinaire est fondamental pour cibler précisément le traitement et éviter la sélection de résistances.
Outils et ressources PassionAnimaux.com
- Fiche PDF « Préparer son calendrier antiparasitaire annuel » à personnaliser
- Infographie « Identifier les parasites les plus courants en un clin d’œil »
- Tableau « Symptômes évocateurs : quand suspecter une infestation chez le chien, le chat, le NAC? »
- Forum communautaire : espace d’échange pour partager vos expériences, signaler l’arrivée de nouveaux parasites ou demander conseil à notre équipe vétérinaire partenaire
- Vidéo pratique « Retirer une tique en toute sécurité : tutoriel étape par étape »
L’avis de la rédaction PassionAnimaux.com
La santé parasitaire de nos animaux est au cœur d’une relation durable, paisible et responsable. Prendre le réflexe « prévention », s’informer sur les cycles des parasites et adapter les traitements est le meilleur gage d’un animal heureux et d’un foyer serein. Les progrès en matière de dépistage et d’antiparasitaires permettent aujourd’hui une prise en charge très efficace, à condition que chacun reste vigilant face aux évolutions du climat et des modes de vie. Restez connectés à PassionAnimaux.com pour vous tenir informé des nouveautés, accédez à nos fiches pratiques et partagez vos expériences sur notre forum : ensemble, veillons à la santé de nos compagnons !